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Le territoire de la commune est occupé depuis la préhistoire,
comme toute la vallée du Taravu.
La plus ancienne trace d'ocupation trouvée remonte au néolithique récent, sur un « castellu » de rochers
situé dans le bas de la commune. Des fouilles ont été commencées, indiquant une forte occupation à
l'Age du bronze (- 2500 av. JC) et un arrêt brutal au début de notre ère. On peut supposer que
ce « vieux village » a été détruit par les romains qui empruntaient fréquemment, voire occupaient
régulièrement le passage que constitue la vallée du Taravu (une tombe romaine a été trouvée, par hasard,
sur la commune de Corrano). La tradition orale ne rapporte qu'une légende, rattachée à un grand abri
sous roche faisant partir de ce site, celle d'une famille, ayant 7 fils, qui y aurait habité.
Plus tard, on sait que la communauté de Zevacu a participé aux guerres féodales et aux différentes
révoltes contre les seigneurs (Bozzi), ou contre les Gênois, entraînant sans doute des destructions et
reconstructions successives du village, ainsi que des déportations massives. La date de création du
village lui-même reste inconnue, même si le rôle des Giovannali dans celle-ci semble avéré:
cela situerait donc l'apparition du village « Zevaco » au XIVè siècle.
Piaghja et muntagna:
La communauté de Zevacu possédait une « plage » très importante, comprenant la presqu'île de Capu di
Muru, et Acquadoria. Ces territoires font partie aujourd'hui - depuis 1850 - de la commune de
Coti-Chiavari.
Ces terrains de la plage avaient été confisqués par les Gênois (comme à toutes les communautés du
Taravu, peu favorables à Gênes dans l'ensemble), et restitués après la Révolution Française
(voir cahier de doléances), leur attribution aux familles du village avait alors fait l'objet
d'un tirage au sort (1816).
Bonapartistes et paolistes:
Le village semble avoir été plutôt favorable à Pascal Paoli, à l'exception de quelques familles restées
fidèles à Napoléon (voir le « chambellan »). Des incidents parfois violents (incendies) ont marqué
cette période du début du XIXè siècle. C'est à cette époque (1811) que Bonaventure Poggi,
juge d'instruction, se réfugie au maquis, dans une maison aménagée.
Le XXè siècle, les guerres, la résistance:
Le monument aux morts, édifié en 1964, ainsi qu'une plaque située à l'intérieur de l'église, confirment
que le village, comme les autres villages de Corse, a fourni un nombre disproportionné de victimes aux
différentes guerres de ce siècle.
Village de résistants, il a reçu de nombreux parachutages pendant la deuxième guerre mondiale, et a participé
activement à la libération en 1943, ce qui lui a valu de voir son territoire incendié par l'aviation italienne. |